Ep.2/8 : Multipotentiel, Haut potentiel, Slasheur :
Elle est où votre super vocation ?

BLOG-Photo Bonus 33 VIA WEB.png

(...) Trouver sa voie quand on a un profil de couteau suisse n’est pas chose aisée. Je le sais aussi bien que vous, je suis passée par là moi aussi …

Je connais bien ce sentiment de frustration que l’on ressent lorsque le job que l’on occupe actuellement n’est finalement pas celui que nous espérions. L’étincelle du début s’en est allée et notre motivation aussi…

Enfant, je voulais être avocate mais cela n’était pas du goût de mes parents. Tous deux issus d’un milieu ouvrier sur plusieurs générations, devenir avocate aurait été assimilé à trahir ma lignée familiale et surtout ma position dans celle-ci. Certaines croyances étaient fortement ancrées et mon père ne voyait pas d’un très bon œil que je les remette en cause. Me voilà donc avec un premier rêve tué dans l’œuf…

Paradoxalement, mon père souhaitait que je fasse des études universitaires et surtout les études que lui n’avaient pu faire parce que la vie en avait décidé autrement. Il me fallait donc prendre en charge ses envies au détriment des miennes. Je n’étais pas mauvaise en chimie et c’est donc tout naturellement que j’ai pris le chemin des bancs de la Faculté des Sciences.

De toute évidence, je n’étais pas née dans un terreau familial propice au déploiement de ma multipotentialité (et de mon hypersensibilité). Dans mon milieu, on choisit un métier, on fait les études qui s’y rapporte, on trouve un job et on reste fidèle à son employeur pendant des années voire des décennies. La croyance relative au monde professionnel qui m'a été transmise est que le travail a un côté négatif, un côté difficile. Il ne peut pas être simple, facile, enjoué... Le travail, le boulot, le job est un labeur : on est pas là pour s’amuser…

C'est donc par loyauté familiale et surtout parce que je n'avais rencontré aucun autre schéma de fonctionnement que j'ai travaillé dans le milieu de l’entreprise sans jamais y trouver le moindre plaisir... J'avais de beaux postes, de bons salaires mais je me perdais chaque jour un peu plus.

Je désespérais de trouver ma fameuse vocation, celle qui m'offrirait un job "coup de coeur", une illumination dans ma vie professionnelle. Cette vocation je ne l'ai jamais trouvée...

 

Cette injonction sociale de la vocation apparait très tôt dans notre éducation et vous l’avez probablement ressentie lorsqu’est survenue cette fameuse question à laquelle nous n’échappons pas quand nous ne sommes encore que des petites hooligans en short :

Qu’est-ce que tu veux faire quand tu seras grande ?

Indirectement, on comprend par cette question que l’on doit choisir une voie, un métier. La graine du mot "vocation" a été semée, la pression sociale est entrée dans notre vie et elle ne nous quittera plus jamais. Personnellement j’ai perdu 20 années de ma vie à rechercher cette fameuse vocation….

J’ai occupé plus de 8 fonctions radicalement différentes, signé avec une dizaine d'employeurs, j'ai démissionné, j'ai été licenciée, j'ai été en arrêt maladie... Jusqu'à ce que le trio Burn out/Bore out/Brown out mettent un terme définitif à ma carrière de salariée.

Ce sont des lectures, des rencontres, des formations qui m'ont amenées à la découverte de mon profil de zèbre multipotentielle et hypersensible. J’avais déjà plus de 40 ans. Cette découverte a été capitale et m'a permis de comprendre que je n'avais pas de vocation ! Du moins, pas au sens commun où je l'entendais...

Quand on parle vocation, on sous-entend indirectement le mot "métier" c’est-à-dire un mot bien précis qui désigne un savoir-faire bien défini : sage-femme, pédicure, joaillère, avocate, architecte, professeure, maraîchère... En d’autres termes, trouver sa vocation signifie pour la majorité des personnes choisir une case et y rester…

Cette définition "orientée" du mot vocation provient probablement du fait que notre société favorise le statut d'expert, de spécialiste. L’expert est une personne calée dans un domaine précis et, bien souvent, n’envisage pas de changer, de faire autre chose. Ses acquis évoluent de façon linéaire toujours en lien avec cette spécialité.

 

Or, pour le profil multipotentiel, c'est tout le contraire ! Le zèbre est polyvalent, il ne maitrise pas forcément en profondeur mais son réseau de connaissances est large et diversifié (demain, nous parlerons d’ailleurs de ce fichu syndrome de l’imposteur qui en découle !). Il s'ennuie vite et se prend de passion pour une nouvelle activité au moins 10 fois par an ! Difficile dans ces conditions de trouver cette fameuse vocation n'est-ce pas ?

 

Qu'est-ce que cela signifie finalement ? Il faut se rendre à l’évidence : Vous ne pourrez JAMAIS vous cantonner à faire un seul et unique métier, c’est contre nature pour un profil tel que le nôtre ! La vocation au sens communément admis n’existe pas pour un multipotentiel. Par contre, ce qui est certain, c’est qu’il existe un lien entre tout ce que vous avez envie entreprendre.

Ce lien, que j’appelle Fil conducteur, relie entre elles vos différentes passions, valeurs, centres d’intérêts et/ou métiers. Et même les métiers que vous pensez avoir été une perte de temps... En effet, à part pour raison économique impérieuse, il est plus que probable que si vous avez signé pour un job à un moment donné c’est parce que vous y avez aperçu une opportunité de vous épanouir. Il y avait à coups sûr une ou plusieurs tâches qui vous intéressaient dans ce boulot. Le problème c’est que parfois le lien entre vos aspirations et ces tâches est subtil, parfois très subtil… Et ce fil conducteur il va donc falloir le décrypter...

Découvrir le fil rouge qui relie tous vos centres d’intérêts constitue donc la première étape pour une vie professionnelle pleine de sens et de cohérence. J'ai eu personnellement beaucoup de mal à la définir et ce pour 2 raisons en particulier.

La première était liée à ma loyauté familiale. Le souhait de mes parents de me voir faire les études qu’ils n’avaient pas faites m’a subtilement amenée à faire abnégation de mes envies et de mes besoins propres. J’ai ressenti cette pression de réussir ma vie ce qui, dans notre culture occidentale, signifie bien souvent faire de hautes études, occuper un poste important et gagner honorablement sa vie...

La seconde raison est que mes 20 années dans le milieu de la grande entreprise ont en quelque sorte formaté ma pensée à un mode de fonctionnement très rationnelle et très pragmatique. J’étais en mode Straight to the point et je me suis donc coupée avec les années de mes ressentis, mes émotions et mes besoins.  Or, trouver son fil conducteur demande de se mettre à nu, de prendre du recul et de reconnaître ouvertement NOS propres besoins. Autant vous dire que cela m’a pris du temps…

Mon fil conducteur est basé sur l’APPRENTISSAGE et la TRANSMISSION. C’était une évidence mais je l’ai niée, je n’ai pas su la voir... A moins que le moment n’était pas encore venu ? A moins qu’il ne me fallait faire l’expérience d’autres choses pour mieux le comprendre ? Ne dit-on pas que le chemin est plus important que la destination ? C’est en effet, en analysant mes expériences passées, mes frustrations, mes échecs, mes réussites, mes besoins refoulés, que j’ai pu découvrir le fil conducteur de ma vie. Le fil qui donne du sens, le fil qui relie toutes les pièces du puzzle.

Vous l’aurez compris le fil conducteur n’est pas un métier, il ressort plus d’une mission de vie, d’une valeur, d’une contribution au monde. Il est en effet souvent de nature altruiste : aider, accompagner, créer, inspirer…

Pour parler concrètement, j’ai pu mettre en évidence que dans tous mes métiers si différents, je faisais en sorte de me positionner à un moment ou un autre sur des projets qui m’amenaient à lire des ouvrages, à analyser des données internes, à faire des synthèses pour les exposer devant un public. J’avais mené une étude sur quelque chose et je transmettais le fruit de mes recherches. Apprentissage et transmission…

Depuis toute petite, je me réfugie dans les livres pour alimenter mon monde imaginaire et mes connaissances. Je prends note de mes idées, je couche sur papier mes pensées. J’adore philosopher, refaire le monde. J’ai une soif de savoir et de partage au monde. Je suis une introvertie qui a envie de parler au monde, quel paradoxe ! Apprentissage, réflexion et partage (et donc transmission)…

J’ai pu mettre en évidence que tous mes centres d’intérêt sont liés à un processus de transformation. Je cultive mon potager pour le cuisiner, je peins parce que j’adore créer des mélanges de couleurs,  je me forme beaucoup en développement personnel pour m’amener à évoluer, j’aménage les intérieurs pour créer une harmonie… Maintenant, je sais pourquoi j’étais bonne élève en chimie : j’adore mélanger 2 ingrédients pour en créer un troisième. Tout cela est lié à un processus de transformation, à une forme d’alchimie, à une quête... La transformation amène toujours à en apprendre davantage sur soi ou sur la vie. Apprentissage et transmission…

J’ai remarqué un comportement répétitif dans TOUT ce que je fais: Je m’instruis un maximum à chaque nouveau centre d’intérêt, je me demande comment ce savoir et l’expérimentation qui s’en suit peut servir à autrui. Apprentissage et transmission…

Cela m’a demandé du temps de mettre en lumière et de faire ces liens, principalement parce que j’avais des œillères. Il m’a fallu les enlever pour chausser les bonnes lunettes. Si le fil conducteur est la raison profonde de votre essence, la pratique d’un métier en est l’outil de son expression.

Si l’Apprentissage et la Transmission constituent mon fil conducteur; la lecture, l’écriture et la formation en sont les outils d’expression. J’ai choisi d’apprendre, d’expérimenter et de transmettre par le biais de livres physiques/électroniques et de formations présentielles/digitales spécialement adaptées aux critères de fonctionnement des personnes multipotentielles.

Si l’on résume :

  • Mon fil conducteur : Apprentissage et Transmission

  • Mes outils d’expression : Livres et formations

  • Mon métier actuel : Auteure et formatrice pour profils en mode multi

 

Je dis « métier actuel » car autant le fil conducteur en général reste identique toute la vie (s’il a bien été identifié dès le départ), autant le moyen de l’exprimer peut changer. Aujourd’hui je suis formatrice & auteure, demain je peux décider d’accompagner les personnes multipotentielles avec des ateliers d’écriture (art-thérapeute) ou offrir des services en entreprise pour faciliter l’intégration des multi’s (consultante).

Je ne vais pas vous le cacher (d’autant plus que vous l’avez déjà lu probablement de nombreuses fois) : le métier idéal pour une multipotentielle est celui qu’elle se crée sur mesure, elle-même. Les possibilités et la flexibilité sont infinies et permettent aux multi passionnées de s’épanouir selon leurs propres critères, besoins et envies.

Vous comprenez maintenant que la vocation au sens premier où on nous l’inculque n’est pas adaptée à notre profil de fonctionnement. Pour nous épanouir, nous devons trouver ce qui nous motive et nous amène toujours à explorer de nouvelles choses. Nous devons trouver l’essence de notre vibration intérieure et ensuite nous l’exprimons avec un métier. Si créer soi-même un métier sur mesure est l’option idéale, il reste néanmoins essentiel de trouver son fil conducteur même quand on a pas une âme d’entrepreneure.

Ce faisant, vous pourrez choisir vos emplois en connaissance de cause. Vous aurez moins l’impression d’avancer à l’aveuglette et vous limiterez vos sources de frustrations. Bien sûr, quand on fait le choix de travailler pour une entreprise ou une structure publique, on connait bien évidemment les règles du jeu. Il faudra cohabiter avec les collègues, les règles, les procédures, la hiérarchie, les changements, les objectifs et l’actionnariat. Tout ne sera pas idyllique, c’est évident.

Mais si vous avez choisi un métier en lien avec votre fil conducteur, vous aurez plus facile à vous remotiver en période de crise. Vous vous raccrocherez à quelque chose que vous savez essentiel pour vous. Un peu comme un couple qui traverse une crise mais qui décide de continuer ensemble parce qu’il sait que derrière tout ce gris, il y a toujours de l’amour. Alors on s’accroche. Le beau temps finit toujours par revenir…

Pour commencer à travailler sur votre fil conducteur dès maintenant, téléchargez ICI votre CARNET DE RÉFLEXION.

Avec ce carnet, soyez prête à découvrir ce qui vous fait réellement VIBRER pour enfin oser RAYONNER dans votre vie professionnelle.

Je vous préviens tout de suite, il vous faudra plancher sérieusement sur ces pistes de réflexions si vous voulez avancer dans votre vie. Il n’y a pas de pression à vous mettre et si vous mettez 6 mois pour remplir ce carnet, vous prendrez ces 6 mois mais engagez-vous à donner régulièrement un peu de votre temps, à jouer le jeu

Soyons franches : certains exercices seront rébarbatifs, d’autres seront assez longs, certains même ne trouveront pas de réponse (pas encore ou parce que ce n’est pas le moment).

MAIS pour d’autres exercices, vous aurez des illuminations, vous mettrez en lumière des liens que vous n’aviez jamais faits et vous comprendrez ENFIN vos motivations et besoins profonds.

L’équation est simple finalement : Voulez-vous continuer à vous disperser et perdre votre temps dans des jobs qui vous minent ou souhaitez-vous retrouver du sens et de la cohérence dans votre vie professionnelle ?

Télécharger votre Carnet de réflexion ou passer directement à la vitesse supérieure et commander directement votre livre "Multipotentialité & Vie professionnelle : Trouver sa voie avec la technique du fil conducteur"

 

Demain, je vous parlerai du syndrome de l’imposteur, gangrène qui sabote TOUS vos supers projets !

Avec toute ma bienveillance,

Valérie

Bonus 33 avt de partir via WEB.png