5 étapes pour transmuter une croyance limitante


Scketchnote syndrome de l'imposteur de Béatrice pour Valérie Marie


En partie extrait de mon livre « Multipotentialité & Vie professionnelle »



[…] La croyance est un processus mental expérimenté par une personne qui adhère à une thèse ou une hypothèse, de sorte qu’elle les considère comme une vérité, indépendamment des faits, ou de l'absence de faits. Ainsi, les croyances sont souvent des certitudes sans preuve.


La croyance est un phénomène universel qui concerne tous les êtres vivants. Pour entreprendre une action, il faut croire à la possibilité de sa réalisation. Un individu ne conduit pas ses actions selon un processus causal linéaire mais fait des hypothèses sur leurs résultats. La particularité d'une croyance est qu'elle est ajustée, par celui qui y adhère, à sa propre réalité. Elle est considérée comme vraie et projetée sur notre représentation conceptuelle de la réalité.


Si l'expérience permet à chacun de valider ou d'invalider les croyances, celles qui s'avèrent erronées ne sont pas éliminées mais ajustées seulement après de nombreuses répétitions. La croyance répond à un besoin qui semble s'ancrer profondément dans l'individu, et ne peut être

gérée aussi librement que la notion de libre arbitre le laisserait imaginer. La croyance étant consécutive au fonctionnement d'un ensemble de schèmes qui se sont ancrés à un niveau de fonctionnement automatisé dans l'esprit, la difficulté de les faire évoluer s'explique.


Lorsque les comportements des personnes sont modifiés par une croyance, il peut parfois s'ensuivre l'accomplissement de ce que prédisait la croyance : on parle alors de croyances autoréalisatrices.


Cela peut s'observer par exemple en période de tensions internationales, lorsque des informations concernant la pénurie à venir de tel ou tel bien de consommation circulent. Même s'il n'y a pas de réel risque de pénurie, par exemple en sucre, l'approvisionnement massif de la population crée une réelle pénurie de sucre.


De même, les philosophies sont bâties sur des croyances relatives à la nature de l'univers et au sens de l'existence. Ainsi, l'hédonisme postule que les plaisirs sont le sens de la vie. Pour le stoïcisme comme pour le bouddhisme, c'est au contraire la capacité à s'en détacher. Un postulat fréquent est que l'univers a un ordre préétabli, appelé logos, et que le but de la vie est de s'y conformer au mieux. Plus généralement, tout sens de l'existence ou de l'histoire est une croyance. Les idéologies sont également des croyances […].


Source : Wikipédia.



Nous possédons tou.te.s des croyances. Certaines sont porteuses, d’autres sont limitantes. C’est, bien évidemment, de ces dernières dont il sera question ici.


Une croyance limitante est une croyance qui nous amène à penser à un résultat négatif avant même d’avoir tenté notre chance. Elles sont issues d’expériences émotionnelles intenses ou de comportements éducatifs répétitifs. Ce que nous avons vécu devient une vérité qui se transforme en généralité. Nous sommes alors programmés à réagir d’une manière bien précise. La programmation neurolinguistique (PNL - https://medecine-integree.com) nous indique qu’il existe trois types de croyances limitantes, elles sont liées à :


  1. L’impuissance - la personne pense ne pas avoir les capacités à faire quelque chose

  2. La dévalorisation - la personne ne se sent pas assez légitime ou pense ne pas mériter de réussir

  3. Le désespoir - la personne se croit incapable d’atteindre un objectif




Exemples de croyances limitantes


  • Je suis liée à ma condition sociale, je ne gagnerai jamais beaucoup d’argent

  • Qui suis-je moi pour oser parler de cela ? (Syndrome de l’imposteur - différent d’une analyse rationnelle de sa capacité à exécuter telle ou telle tâche)

  • Je n’y arriverai jamais, mon professeur avait raison

  • Je ne suis pas assez douée pour réussir

  • Je ne peux pas me faire payer autant !

  • Ce rêve est impossible à réaliser !

  • C’est malpoli de refuser

  • Les gens riches sont malhonnêtes

  • Il faut travailler dur pour réussir

  • Le travail ne peut pas être source de plaisir

  • La vie est une dure lutte

  • La vie est un combat

  • On a toujours fait comme ça dans la famille


Il est important de définir vos croyances limitantes pour leur tordre le cou et essayer d’adopter une autre attitude, une autre réaction. Ce faisant, vous vous offrez davantage de chance de réussite dans vos projets.




2 mécanismes d’action (Source Ithaque Coaching)


  • Le lien d’égalité (A=B) : la croyance est indissociable d’un fait, une action, un a priori

Exemples

Une femme doit être mère

La vie c’est mieux à deux

C’est mon père et je dois faire avec



  • Le lien d’implication (A entraîne B) : la croyance implique un mode de fonctionnement bien défini

Exemples

Quand on est en couple, on fait tout à deux

Quand on est entrepreneure, on travaille 15 heures par jour

Quand on est débutante, on fixe des tarifs bas




Transmuter une croyance limitante


1- Conscientiser tout d’abord la croyance limitante. Sans ce constat, aucune évolution possible.


2- Reconnaitre la croyance limitante. Accepter cette croyance sans jugement, qu’elle soit la nôtre ou qu’elle nous ait été transmise.


3- Dédramatiser la croyance pour atténuer la charge émotionnelle. Le jeu reste une façon de faire simple et efficace : Quand vous constatez que vous êtes encore sous l’emprise de la croyance limitante, arrêtez-vous un instant et mettez-vous en scène.


Exemple : Oulà ! Cette coquine de Madame Irma est de retour ! Elle me prédit encore de grandes catastrophes ! Mais la dernière fois, elle s’est plantée, il ne s’est rien passé de grave. J’ai même eu mon petit succès !


4- Apprendre à changer de vocabulaire


Toujours devient parfois

Il faut que devient j’ai envie

Je dois devient j’aimerais

Les gens devient certaines personnes


5- Reformuler votre croyance limitante


"Je n’y arriverai pas" devient "Je peux essayer et quel que soit le résultat, j’aurais fait de mon mieux et c’est déjà très bien !"