Ces peurs qui bloquent l’action




Le mécanisme sous-jacent de la peur est lié au cerveau et à son désir de nous protéger. En cas de danger, le cerveau peut enclencher 3 comportements de survie : la fuite, l’attaque, la paralysie (sidération).


Lorsque le mécanisme de défense est enclenché, il n’y a plus de place pour la pensée rationnelle. Par essence, le cerveau n’aime pas le changement, source d’inconnu. Et l’inconnu, pour lui, c’est le danger.


Exemples de peurs qui nous empêchent d'avancer dans nos projets :


  • La peur de manquer : en lien avec l’amour, l’argent, l’insécurité, la reconnaissance. Elle est souvent en lien avec notre histoire personnelle voire transgénérationnelle.


  • La peur d’échouer : en lien avec la confiance en soi et l’estime de soi.


  • La peur de déplaire : en lien avec le regard de l’autre, la peur de décevoir, d’être rejeté.


  • La peur de réussir : en lien avec l’estime de soi et notre place à prendre dans le monde, la peur de la jalousie des autres et de leurs offensives, la peur d’assumer notre responsabilité, la peur de briller en public.


Alors, comment apprend-t-on à gérer nos peurs ?


1- Les conscientiser (on ne peut changer quelque chose qui n’a pas été conscientisé) et les accepter


2- Comprendre qu’elles sont là pour nous protéger mais décider de ne plus se laisser mener par le bout du nez par elles.


3- S’exposer à nos peurs en tentant de les apprivoiser par de petites actions qui limitent notre prise de risque. C’est la voie des petits pas (Kaizen).



« Le courage ce n’est pas l’absence de peur mais la capacité à l’apprivoiser pour continuer à avancer »

Gardez à l’esprit que la peur se dilue dans l’action. Quand vous commencez à faire, vous vous rendez compte que finalement rien de catastrophique ne se passe. Cela vous incite à continuer et le fait de répéter ces petites prises de risques vous amène à vous désolidariser de votre peur.


La répétition entraine l’automatisme et apprivoise le cerveau. D’une incompétence consciente qui paralyse le cerveau vous passez alors à une compétence inconsciente (automatisme) qui rassure le cerveau.


Vous avez suivi ? ;-)